Texte lu à l'église

La disparition de Pascal laisse aujourd’hui un immense vide à l’ASHGP.

Parce que Pascal était indissociable du club, comme le club était, et reste, indissociable de Pascal.

La plupart d’entre nous a connu Pascal en tant que plongeur et a eu la chance de partager avec lui ces moments

d’immersion que nous aimons tant.

Le partage est une des valeurs fondamentales de la plongée : rien de surprenant alors, à ce que Pascal ait tant aimé la plongée,

lui qui était tellement tourné vers les autres.

Comme nous tous, il s’émerveillait devant la beauté du monde sous-marin et pouvait se laisser aller à des moments de

contemplation admirative.

Mais même dans ces moments là, toute personne ayant plongé avec lui sait qu’il restait attentif à son ou ses binomes et qu’on

plongeait avec lui en toute confiance et sécurité.

Beaucoup d’entre nous ont eu la chance de connaitre Pascal en tant que moniteur. Parce Pascal n’aimait pas seulement plonger,

il était animé de cette constante et enthousiaste volonté de donner, de transmettre son savoir et son expérience.

Et c’est avec un sourire aux lèvres que nous sommes nombreux à nous souvenir, même après plusieurs années, du don inégalable

qu’il avait de se mettre en flottabilité très nettement négative lors des exercices de sauvetage sous marins :

nous nous y sommes tous laissé prendre au moins une fois… mais la leçon a porté ses fruits nous ne nous y laissons plus prendre…

Bien des têtards sont devenus Hommes Grenouilles grâce à lui Sa pédagogie, l’attention qu’il nous portait,

ses encouragements et son niveau d’exigence faisaient de lui un de ces professeurs qui vous marquent,

et dont on se rappelle toute sa vie. Et toute notre vie de plongeur durant, nous aurons la chance de garder en nous cette trace de lui,

qui fait de nous les plongeurs que nous sommes, des plongeurs responsables.

Pascal était notre Président, un Président unanimement et profondément respecté.

Il était, également dans ce rôle, une source d’inspiration et d’énergie quotidienne.

Parce que dans sa constante et farouche volonté de faire  avancer le club, il n’était pas de ceux qui avancent seuls.

Bien au contraire son vœu le plus cher était d’inclure le plus grand nombre de personnes possible aux projets du club

avec un esprit associatif dans ce qu’il a de plus pur.

Il ne pensait pas « je», il pensait «nous». Rassembler était la permanente mission qu’il se donnait. Pour une sortie,

pour une plongée, pour un diner… toutes les occasions étaient bonnes. Et c’est en étant parmi nous qu’il s’épanouissait,

pas en étant devant nous. En choisissant l'année dernière de devenir président de notre association,

il s'est courageusement engagé dans une nouvelle dynamique.

Estimé de tous, il a su fédérer les bonnes volontés autour de lui et créer une nouvelle palanquée pour emmener

le club dans une plongée pleine de promesses. Au même au cours de sa maladie, il a continué de guider l'association,

présent dans les esprits lorsqu'il ne pouvait être sur le bassin. Mais plus que tout, Pascal était un ami pour chacun d’entre nous.

Un ami cher, un ami qui compte et dont on ne doute pas. Un de ses amis rares vers qui on se tourne sachant instinctivement

qu’il sera là et avec qui on peut tout partager : bonheurs, peines, doutes et même désaccords.

Parce que l’on sait que cette amitié est inconditionnelle. Toujours à l’écoute, doté d’une empathie exceptionnelle,

il arrivait à faire de chacun d’entre nous une personne importante. Et tout en nous donnant tant, il n’attendait rien en retour,

rien que notre bonheur dont il semblait se nourrir. Tu nous a tant donné Pascal, de manière tellement désintéressée

que nous avons considéré que tous ces petits moments de joie était acquis et immuables.

Aujourd’hui nous ressentons tous une douleur aussi intense et inattendue que le bonheur que tu nous apportais était

simple et naturel.

Et aujourd’hui, toutes nos pensées sont avec Chantal qui t’a accompagné, à chaque moment, et qui t’a tant épaulé dans tout ce que

tu as fait pour le club avec la même gentillesse pour nous tous que celle qui te caractérisait. En plus du travail déjà accompli, tu nous

a laissé ton briefing, comme un encouragement à l'autonomie et tu restera présent dans chacune de nos bulles.

texte écrit par Laétitia Hocquet et Anne Peeters

Texte lu au cimetière

MON PRÉSIMAITRE

Nous avons fait ensemble tant de choses

Et voilà que maintenant tu nous quittes

Avec toi, nous avons partagé tant de projets et tant d’espoir.

Il y a tant de choses encore que nous aurions voulu faire ensemble.

Tu n’as même pas eu le temps de faire une petite plongée avec Navadric.

Mais tout semble s’arrêter aujourd’hui.

Comme un mur la mort nous sépare de toi

Comme le souffle du vent qui balaie les obstacles

Notre amitié, notre affection, notre amour, notre espérance

S’en iront te rejoindre là où désormais ,tu nous attends.

Tu commence désormais ta nouvelle vie.

Après la tempête, un air doux et chaud viendra t’envelopper.

Profite de ce nouveau climat.

Ensuite, descends te reposer à l’hôtel de la bonté,

crois-moi, tu y seras accueilli comme il faut.

Tu le sais, ton crédit là-bas est illimité.

Tu pourra même y croiser Dany et Jean-Claude, salut les de ma part.

Pour finir, tous les espaces, proches, médian, lointain et au delà te sont maintenant accessibles.

Profites-en , mais entre deux découvertes, essaye tout de même de nous appeler.

Si nous écoutons sans faire un seul bruit, tes paroles viendront à nos oreilles sans difficulté.

Repose en paix.

Texte écrit par Jean-Marc Bourgoin